Une martiniquaise en Israël (partie 1)

Vue sur la ville

Une martiniquaise en Israël (partie 1)

Si vous avez l’esprit ouvert et aventureux, des choses qui vous semblent totalement anodines, peuvent parfois surprendre très fortement votre entourage. C’est ce qui m’est arrivé:

Partir seule en Israël, rien de bien extraordinaire… mais d’après mes proches c’était une aventure à risque.

J’ai longtemps hésité à écrire cet article, tenant compte de la très forte controverse liée au peuple juif israélien… Il ne s’agit pas de faire l’apologie d’un état, ici je parlerais simplement de mon expérience touristique (svp on s’embête pas avec des débats géopolitiques). 

Bon j’avais pris un arrêt maladie pour partir tranquille, alors il y’ avait cette appréhension aussi! MDR Je prends des risques.

Pourquoi l’Israël ?

On est en mars 2014 et je cherche à faire un voyage pas cher dans un pays assez loin pour être exotique mais assez proche pour éviter de perdre deux jours dans un avion… C’est alors que je tombe sur un billet à 350€ pour Tel aviv (capitale israélienne) à 4h de vol de Paris. Mes ami(e)s me mettent en garde face au danger dans ce pays. Je demande rapidement à mon ami Google si je peux “partir seule en Israël”, il me rassure, sur un forum j’ai lu des témoignages de femmes qui étaient parties seules et pour qui tout s’était passé à merveille. Ai-je demandé à Google un truc du genre:  “une femme noire en Israel”? NON ABSOLUMENT PAS. Comme d’habitude, je ne réserve pas d’hôtel mais je sais à peu près où me diriger.

Chaud chaud chaud le bureau de l’immigration !

C’est la première semaine du mois d’Avril, juste avant les fêtes de Pâques.

Avec une escale d’1 heure à Amsterdam qui me fait arriver à Tel aviv à 2h du mat’ je suis retenue à l’immigration, rien de bien extraordinaire disait Google, c’est un pays très sécurisé.

L’on me dirige vers un bureau où je retrouve des français d’origine israélienne qui n’ont, comme moi même, pas de passeport israélien. Ils sont appelés chacun leur tour par ordre d’arrivée… sauf, moi,  je passe en dernier. Je n’essaie pas de comprendre, j’attends patiemment. Il est 4h du mat’ soit 2h après mon arrivée sur le sol israélien et je suis enfin reçue par une femme qui me pose quelques questions:

  • What are you here for ? (pourquoi êtes vous ici?)
  • How long are you going to stay here ? (vous restez combien de temps?)
  • Show me your ticket back ? (montrez moi votre billet retour)
  • Do you know anybody here? (connaissez vous du monde ici?)
  • Which hotel are you going to? (vous descendez à quel hotel?)

Je réponds à ses questions, elle ne semble pas convaincue et me demande mon téléphone. Elle regarde alors mes conversations sur les réseaux sociaux, sms et whatsapp… chelou mais ca me fait rire en faite! Et puis elle me dit que tout est bon, je peux m’en aller OUF! Elle me rend mon passeport accompagné d’un feuillet faisant office de VISA. En Israël, il n’y a pas de tampon sur les passeports pour ne pas compromettre l’entrée dans les pays islamiques. C’est à dire que je n’aurais pas pu repartir à Marrakech le mois suivant à cause d’un tampon sur mon passeport. C’est un israélien qui me l’a dit alors disons qu’il a raison.

Rencontre avec Laëticia

Je descends au MOMO, un hostel (auberge de jeunesse) que j’avais repéré sur internet. C’était dans la rue Ben Yehuda, qui se situe à 5 min à pied de la station balnéaire de la ville.

L’hostel ne paie pas de mine mais c’est le moins cher de la côte donc jmen fous je suis venue visiter le pays pour pas cher.

Le lendemain, au réveil, je rencontre mon unique camarade de chambre, une sud-africaine qui a le même âge que moi. Elle est en Israël depuis une semaine pour y travailler et vivre. Tout juste diplômée, elle est convaincue de trouver un travail rapidement dans le milieu hôtelier. “Il y’a beaucoup d’opportunités ici” dit-elle. Elle s’appelle Laëticia, parle français et anglais, une vraie chance pour moi qui ne parlait pas correctement anglais à l’époque.

La suite en images

 

 

Petite anecdote qui a failli virer au drame

Dans Jérusalem, il y’a une sorte de ville dans la ville, appelé La Vieille Ville, c’est un endroit qui est remplie de lieux saints, un lieu incontournable pour les visiteurs religieux. C’est là où se trouve le célèbre Mur des lamentations où cohabitent les catholiques, arméniens, musulmans et juifs. En flânant dans la Vieille Ville, je me dirige vers une petite ruelle qui me semble bien animée. Brusquement, je suis arrêtée par des hommes qui me poussent vers la sortie de la ruelle, en me parlant en Hébreu (la langue officielle du pays), je n’ai rien compris!  J’ai su plus tard qu’ils m’avaient empêché de rentrer dans la partie du Mur des lamentations réservée aux hommes.

Chabbat ?

De retour à Tel aviv, il me reste deux jours de vacances, je choisis de rester dans la ville pour en profiter au max entre rencontres, fiesta, shopping et visites touristiques. Le vendredi soir c’est Chabbat jusqu’au samedi soir. C’est à dire que les juifs doivent cesser toute activité, les commerces ferment, ils ne doivent pas utiliser leur téléphone ni leur voiture et la liste est longue… Enfin, ça c’est en principe! Car à Tel Aviv, comme partout dans le monde, le vendredi soir est synonyme de fête. A ma grande surprise, les restaurants, bars et boîtes de nuit restent ouverts au plaisir des jeunes israéliens de la capitale: “Ici c’est Tel aviv, tout le monde sort le vendredi, personne ne respecte Chabbat” me raconte un employé de hostel. Cette ville est ultra cosmopolite, ses plages me rappellent fortement celles de Barcelone où chaque plage a son public (gay, famille, ado, touriste…) rien à avoir avec les idées reçues que j’avais en arrivant. C’est une ville moderne qui évolue comme toutes les capitales des pays occidentaux, ils ne vivent pas du tourisme, et sont très fières de leur patrie. Je regrette de ne pas avoir visité le sud du pays alors je pense à revenir une autre fois…

Bon ok ! Comme j’ai promis de tout raconter, je dois parler de Nir !

Un mec que j’ai rencontré le dernier soir, un barman d’un bar latino très prisé de Tel aviv (je suis faible mes ami(e)s!!!!) et puis le gars était mignon du feu de Dieu…

Une rencontre de vacances, sans grand espoir, mais il décide de “keep in touch” (rester en contact). De retour à Paris, grâce aux réseaux sociaux, Monsieur ne me LÂ-CHE-PLUS… on se parle au réveil, dans la journée, on s’appelle via Skype le soir. Alors….. En juin, soit deux mois plus tard, je suis repartie en Israël pour visiter cette fois, le sud ! Je vous promets que c’est vrai…

La suite de l’histoire >>> Clique ici…. 

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Une video en taxi:  

En route pour l’aéroport

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Un son que j’ai découvert en Israël. J’aime – Riff Cohen, une chanteuse franco-israélienne:

Riff Cohen – J’aime

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Betty Oopss
Betty Oopss
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Blogueuse et Sociologue de formation, je fais mon "retour au pays" en lançant ma marque: The Martinican Way of Life®. Je suis devenue créatrice de mode suite à un voyage en Suède d'où m'est venue l'idée des couronnes de fleurs que je vends sur ma boutique en ligne.

1Comment
  • NaïNaï
    Posted at 04:30h, 15 novembre Répondre

    La suuuiiittteeee ????
    J’aime beaucoup ton post , ça me donne envie de decouvrir Israel…

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